🌱 MaPrimeRénov’ 2026 : en maison individuelle, conserver un chauffage au gaz peut désormais bloquer une rénovation d’ampleur

Fin du chauffage au gaz

Depuis le 1er septembre 2026, une évolution importante de MaPrimeRénov’ concerne les propriétaires de maisons individuelles qui souhaitent engager une rénovation énergétique d’ampleur. Désormais, un projet bénéficiant de MaPrimeRénov’ Rénovation d’ampleur ne peut plus conduire au maintien d’un chauffage au gaz à l’issue des travaux. Cette nouvelle règle marque une étape supplémentaire dans la politique publique visant à réduire la consommation d’énergies fossiles dans les logements.

Pour les propriétaires d’une maison à Nantes ou dans l’agglomération nantaise, cette évolution mérite d’être prise en compte très en amont du projet. Isolation des murs ou de la toiture, remplacement des fenêtres, ventilation et système de chauffage doivent désormais être envisagés ensemble : conserver la chaudière gaz peut remettre en cause l’éligibilité de l’ensemble du projet au parcours accompagné.

🏠 Qu’est-ce qu’une rénovation d’ampleur MaPrimeRénov’ ?

MaPrimeRénov’ distingue notamment le Parcours par geste, destiné à certains travaux ciblés, et la Rénovation d’ampleur, également appelée « Parcours accompagné ». Cette dernière est destinée à des rénovations globales combinant plusieurs travaux permettant une amélioration significative de la performance énergétique du logement.

En septembre 2026, le dispositif Rénovation d’ampleur concerne en métropole les logements classés E, F ou G au DPE avant travaux. Le programme doit permettre un gain d’au moins deux classes énergétiques et comporter au minimum deux gestes d’isolation. Un audit énergétique avant et après travaux est également nécessaire.

Le niveau d’aide dépend notamment des revenus du ménage et de l’amélioration obtenue. En 2026, les dépenses éligibles sont plafonnées à 30 000 € HT pour un gain de deux classes et à 40 000 € HT pour un gain de trois classes ou plus. Le taux de prise en charge peut atteindre 80 % pour les ménages aux ressources très modestes.

🔥 Ce qui change depuis le 1er septembre 2026 pour les maisons chauffées au gaz

Le changement majeur concerne les maisons individuelles utilisant encore une chaudière au gaz.

Le plan d’électrification présenté par le Gouvernement au printemps 2026 annonçait clairement que les rénovations d’ampleur financées par MaPrimeRénov’ ne pourraient plus aboutir au maintien d’un chauffage au gaz après travaux. La mesure devait entrer en vigueur le 1er septembre 2026.

Cette orientation est désormais entrée en application. Depuis cette date, MaPrimeRénov’ Rénovation d’ampleur ne peut plus être accordée lorsqu’un chauffage au gaz est conservé après les travaux dans une maison individuelle. Les nouvelles règles excluent également le financement d’une pompe à chaleur comportant un appoint fossile, comme une PAC hybride gaz.

Il ne suffit donc plus, par exemple, d’isoler fortement une maison nantaise chauffée au gaz et d’obtenir le gain de classes DPE requis tout en conservant la chaudière existante. Pour bénéficier du parcours accompagné dans les conditions actuelles, le projet doit également prévoir la sortie du chauffage au gaz.

⚡ Pourquoi MaPrimeRénov’ évolue-t-elle dans cette direction ?

Cette mesure s’inscrit dans le plan d’électrification présenté par le Gouvernement en avril 2026. Son objectif est de réduire progressivement la dépendance française aux énergies fossiles importées et d’orienter davantage les dispositifs publics vers des solutions énergétiques décarbonées.

En 2024, les énergies fossiles représentaient encore environ 58 % de la consommation finale d’énergie en France hexagonale, contre 27 % pour l’électricité. La trajectoire présentée par le Gouvernement prévoit de ramener la part des énergies fossiles autour de 40 % en 2030 et sous 30 % en 2035.

Le bâtiment constitue naturellement l’un des secteurs concernés. Le dossier gouvernemental rappelle que les énergies fossiles représentent encore 34 % de la consommation énergétique du secteur résidentiel et présente la pompe à chaleur comme une technologie de référence pour le chauffage principal des maisons individuelles.

L’idée derrière la réforme est donc relativement simple : les pouvoirs publics ne souhaitent plus financer une rénovation énergétique importante qui améliorerait fortement l’enveloppe d’une maison tout en maintenant durablement sa dépendance au gaz.

🌡️ La pompe à chaleur au cœur de la stratégie gouvernementale

Dans de nombreuses maisons, la solution mise en avant pour remplacer une chaudière gaz est la pompe à chaleur (PAC), notamment air/eau ou géothermique.

Le plan gouvernemental fixe un objectif d’un million de pompes à chaleur installées en 2030 et prévoit notamment le développement d’offres intégrant installation, maintenance et financement.

Le document donne également des ordres de grandeur intéressants. Pour une maison de classe D de 100 m², il estime le coût annuel du chauffage à environ 1 200 € avec une PAC, contre 2 000 à 3 200 € avec une chaudière gaz selon le prix retenu pour cette énergie. Ces chiffres sont évidemment théoriques : la consommation réelle dépend de l’isolation, du climat, de la température de consigne, du dimensionnement et des performances des équipements.

Une pompe à chaleur n’est d’ailleurs pas automatiquement la meilleure solution pour toutes les maisons. Une rénovation cohérente doit tenir compte de l’isolation existante, des déperditions, des émetteurs de chaleur, des températures nécessaires au chauffage et des caractéristiques du bâtiment.

📊 Le DPE devient encore plus important avant d’envisager les travaux

Cette évolution renforce l’intérêt de connaître précisément la performance énergétique de sa maison avant de définir un programme de rénovation.

Le DPE permet notamment d’identifier la classe énergétique initiale du logement, de visualiser la répartition des consommations conventionnelles et de mieux comprendre l’influence du chauffage, de l’eau chaude sanitaire et de l’enveloppe du bâtiment sur sa performance.

C’est particulièrement important puisque MaPrimeRénov’ Rénovation d’ampleur est actuellement réservée aux logements classés E, F ou G et impose un gain d’au moins deux classes.

Une maison classée F chauffée au gaz ne doit donc pas être abordée de la même manière qu’une maison déjà classée D. Dans le premier cas, une rénovation globale combinant isolation et changement de chauffage peut potentiellement entrer dans le parcours accompagné ; dans le second, les conditions actuelles du dispositif ne sont pas les mêmes.

💶 Attention : la sortie du gaz ne signifie pas automatiquement « PAC obligatoire »

Il serait toutefois réducteur de résumer la réforme à « MaPrimeRénov’ oblige à installer une pompe à chaleur ».

La règle porte avant tout sur la non-conservation d’un chauffage au gaz dans une maison individuelle à l’issue d’une rénovation d’ampleur aidée. Selon la configuration du logement, d’autres solutions peuvent être étudiées, notamment certains systèmes électriques ou le raccordement à un réseau de chaleur lorsqu’il est disponible et compatible avec les critères réglementaires.

La réforme va même plus loin concernant les systèmes hybrides : Une pompe à chaleur avec appoint fossile, gaz ou fioul, n’est plus finançable dans le cadre de la rénovation d’ampleur depuis le 1er septembre.

Les textes réglementaires publiés au Journal officiel fin août ont concrétisé les modifications de MaPrimeRénov’, avec une entrée en vigueur des principales nouvelles dispositions pour les demandes déposées à compter du 1er septembre 2026.

📍 Quel impact pour un projet de rénovation énergétique à Nantes ?

Pour un propriétaire d’une maison chauffée au gaz à Nantes, Rezé, Saint-Herblain, Orvault, Vertou ou ailleurs dans l’agglomération, le changement est donc important.

Avant de signer les devis, il est préférable de raisonner en programme global de rénovation : quel est le classement DPE actuel ? Quels sont les principaux postes de déperditions ? Quel gain énergétique peut être obtenu par l’isolation ? Le système de chauffage actuel peut-il être remplacé ? Quelle solution est adaptée aux caractéristiques de la maison ? Et surtout, le scénario envisagé respecte-t-il les conditions permettant de bénéficier des aides ?

Le parcours prévoit d’ailleurs désormais un rendez-vous obligatoire avec un conseiller France Rénov’ avant le dépôt d’une demande d’aide pour une rénovation d’ampleur. Cet accompagnement permet notamment de vérifier l’éligibilité du projet et d’identifier les aides mobilisables.

France Rénov’ – MaPrimeRénov’ Rénovation d’ampleur

🏡 Un DPE pour mieux préparer votre projet de rénovation à Nantes

Avant d’engager plusieurs dizaines de milliers d’euros de travaux, connaître précisément la performance énergétique de votre maison constitue une première étape utile. Le DPE permet de situer le logement sur l’échelle énergétique et d’identifier les caractéristiques qui influencent sa consommation conventionnelle.

Pour les maisons chauffées au gaz, cette information prend encore davantage d’importance depuis le 1er septembre 2026, puisque la classe DPE initiale et le scénario de rénovation peuvent directement influer sur l’accès à MaPrimeRénov’ Rénovation d’ampleur.

DIAG IMMO NANTES réalise les DPE des maisons à Nantes et dans son agglomération, que ce soit dans le cadre d’une vente ou pour disposer d’un état des lieux énergétique avant d’envisager des travaux de rénovation.

Tarif DPE