
Les épisodes de fortes chaleurs de l’été 2026 ont remis au premier plan une question longtemps secondaire dans l’immobilier : un logement reste-t-il agréable à vivre lorsqu’il fait très chaud dehors ?
La question est loin d’être théorique dans l’agglomération nantaise. L’été 2026 a été le plus chaud enregistré en France depuis le début des mesures en 1900, avec 53 jours de vague de chaleur répartis en trois épisodes. Nantes a elle-même atteint 42 °C le 23 juin 2026.
Dans ce contexte, les futurs acquéreurs ne regardent plus seulement la consommation de chauffage ou l’étiquette énergétique d’un logement. La capacité d’une maison ou d’un appartement à limiter les surchauffes estivales devrait prendre une place croissante dans leur appréciation d’un bien.
Le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) comporte justement un indicateur consacré au confort d’été. Mais que mesure-t-il exactement ? Quels éléments du logement peuvent améliorer ou dégrader cet indicateur ? Et pourquoi pourrait-il évoluer dans les prochaines années ?
🌡️ Qu’est-ce que le confort d’été dans le DPE ?
Le DPE reste avant tout le document de référence permettant d’évaluer la consommation énergétique et les émissions de gaz à effet de serre d’un logement. Il est notamment nécessaire dans le cadre d’une vente ou d’une location.
Depuis sa refonte en 2021, le DPE ne se limite plus aux seules étiquettes énergie et climat. Il comporte également plusieurs informations complémentaires, parmi lesquelles un indicateur dédié au confort d’été du logement.
Cet indicateur apparaît en page 2 du DPE et peut prendre trois niveaux : insuffisant, moyen ou bon. Il est accompagné d’informations sur les caractéristiques favorables du logement et, le cas échéant, de recommandations pour améliorer son comportement en période estivale.
Une précision est importante : le DPE évalue ici le confort d’été passif. Autrement dit, il s’intéresse à la capacité intrinsèque du logement à limiter les surchauffes sans recourir à un système actif de refroidissement. Une climatisation n’améliore donc pas directement cet indicateur. Ainsi, un logement climatisé peut apparaître comme ayant un confort d’été insuffisant dans son DPE.
Il ne faut donc pas confondre cet indicateur avec une mesure de la température réellement atteinte dans le logement pendant une canicule : il s’agit d’un indicateur conventionnel, établi à partir de certaines caractéristiques du bâtiment.
🏠 Quels éléments influencent le confort d’été dans le DPE ?
La méthode actuelle repose principalement sur cinq paramètres.
- L’isolation de la toiture, notamment pour une maison ou un appartement situé au dernier étage. Une toiture correctement isolée permet de limiter les apports de chaleur provenant de la couverture.
- Les protections solaires extérieures, comme les volets, stores ou brise-soleil. Elles sont particulièrement importantes pour les baies exposées à l’est, au sud et à l’ouest. Bloquer le rayonnement solaire avant qu’il n’atteigne le vitrage est généralement beaucoup plus efficace que de chercher à évacuer ensuite la chaleur accumulée.
- L’inertie du logement, c’est-à-dire la capacité de ses murs et planchers à absorber puis restituer progressivement la chaleur. Les matériaux lourds peuvent ainsi contribuer à ralentir la montée en température intérieure.
- Le caractère traversant du logement, qui favorise la circulation de l’air et la ventilation naturelle lorsque les conditions extérieures le permettent. Dans la méthode DPE, cette notion répond toutefois à une définition conventionnelle précise.
- La présence de brasseurs d’air fixes, qui améliore la sensation de confort sans nécessiter le recours à une climatisation énergivore.
Les recommandations officielles en période de forte chaleur suivent d’ailleurs la même logique : empêcher le soleil de pénétrer dans le logement pendant la journée, maintenir fenêtres et protections fermées lorsqu’il fait plus chaud dehors, puis ventiler le soir et la nuit lorsque la température extérieure redescend.
🪟 Les protections solaires, un point particulièrement important
Les données disponibles montrent que le confort d’été reste perfectible dans une grande majorité des logements : environ 9 logements sur 10 présentent un niveau moyen ou insuffisant, et près d’un logement sur deux se situe dans la catégorie « insuffisant ».
Ce constat ne concerne d’ailleurs pas uniquement les logements anciens ou les passoires énergétiques. Des logements récents, y compris certains logements classés A ou B au DPE, peuvent également présenter un confort d’été insuffisant.
Parmi les facteurs ayant le plus d’impact, l’absence de protections solaires extérieures joue un rôle particulièrement important. Des volets, stores ou brise-soleil permettent en effet de limiter les apports de chaleur avant que le rayonnement solaire ne traverse les vitrages.
Un logement performant en hiver n’est donc pas automatiquement confortable en été. Une grande baie vitrée peut par exemple être intéressante pour profiter des apports solaires en saison froide, mais devenir une source importante de surchauffe en juillet ou en août lorsqu’elle est fortement exposée et dépourvue de protection extérieure.
❄️ Pourquoi la climatisation n’est pas la première réponse apportée par le DPE ?
Installer une climatisation peut améliorer sensiblement le confort ressenti pendant les périodes de forte chaleur. Toutefois, l’indicateur de confort d’été du DPE repose avant tout sur la capacité du logement à limiter naturellement les surchauffes, sans dépendre d’un système actif de refroidissement.
Avant d’avoir recours à la climatisation, plusieurs solutions peuvent donc être privilégiées : réduire les apports solaires grâce à des protections extérieures, favoriser la ventilation nocturne, améliorer l’isolation de certaines parois ou encore utiliser des brasseurs d’air lorsque cela est pertinent.
Dans de nombreux logements, la climatisation est pourtant installée alors que certaines protections passives, notamment les volets, stores ou brise-soleil extérieurs, pourraient d’abord contribuer à limiter l’entrée de chaleur.
🏙️ Un indicateur encore imparfait
L’indicateur actuel de confort d’été présente toutefois certaines limites. Il repose sur plusieurs caractéristiques du logement, mais ne permet pas à lui seul de prévoir précisément la température qui sera réellement ressentie pendant une période de forte chaleur.
Certains éléments importants peuvent en effet être imparfaitement pris en compte, comme le climat local, l’environnement immédiat du logement, les effets d’îlot de chaleur urbain, son exposition réelle au soleil ou encore certaines caractéristiques constructives. Par ailleurs, cet indicateur reste distinct de l’étiquette énergétique : un confort d’été insuffisant ne modifie pas directement la classe A à G du DPE.
Deux logements présentant des caractéristiques proches peuvent donc se comporter très différemment en été. Un appartement situé sous les toits en centre-ville de Nantes ne sera par exemple pas soumis aux mêmes contraintes qu’une maison entourée de végétation, même si certains éléments de leur construction sont comparables.
🔄 Vers une évolution du confort d’été dans les prochaines années ?
Les fortes chaleurs de 2026 accélèrent clairement les réflexions.
En juin, le Gouvernement a présenté un plan destiné à renforcer la résilience face aux vagues de chaleur, en rappelant que leur fréquence, leur durée et leur intensité devraient continuer à augmenter avec le changement climatique.
Plusieurs pistes sont désormais étudiées pour mieux prendre en compte cette problématique dans les politiques du logement : amélioration de l’indicateur de confort d’été, soutien accru aux protections solaires et aux solutions de ventilation, prise en compte du climat futur dans la réglementation des bâtiments neufs ou encore meilleure intégration du risque de surchauffe lors des rénovations. La Direction générale du Trésor évoquait notamment en juillet 2026 la nécessité d’un indicateur DPE permettant de mieux identifier les logements vulnérables aux fortes chaleurs.
Cela ne signifie pas qu’une nouvelle notation du confort d’été s’appliquera immédiatement aux DPE des logements existants. Les évolutions réglementaires restent à préciser. Mais la tendance est nette : la performance d’un logement ne pourra probablement plus être appréciée uniquement sous l’angle du chauffage hivernal.
🏡 Le confort d’été, un futur argument lors d’une vente immobilière à Nantes
L’étiquette énergétique de A à G reste aujourd’hui l’élément le plus visible du DPE, mais elle ne résume pas à elle seule toutes les qualités d’un logement. Les informations complémentaires, comme le confort d’été, permettent aussi de mieux apprécier son comportement au quotidien.
Après un été 2026 marqué par de fortes chaleurs à Nantes, la question du confort pendant les périodes caniculaires devrait prendre une place croissante lors des visites immobilières. Les acquéreurs peuvent être de plus en plus attentifs à la capacité d’un logement à rester agréable en été, notamment lorsqu’il est très exposé au soleil.
Une maison équipée de protections solaires efficaces, ou un appartement traversant bénéficiant d’une bonne inertie et permettant une ventilation nocturne, peut ainsi disposer d’un atout supplémentaire lors d’une vente.
Le confort d’été ne modifie pas directement la classe énergétique du DPE, mais il peut progressivement devenir un véritable critère d’attractivité immobilière, au même titre que l’isolation, la consommation énergétique ou le niveau des charges. Pour un propriétaire qui prépare une vente, mettre en avant les caractéristiques favorables du logement peut donc aider les futurs acquéreurs à mieux se projeter.
📋 Faire réaliser votre DPE avec Diag Immo Nantes
Vous souhaitez vendre une maison ou un appartement à Nantes ou dans son agglomération ? Le DPE permet non seulement d’établir la performance énergétique et climatique du logement, mais aussi de donner à l’acquéreur des informations sur son enveloppe et son confort d’été conventionnel.
Diag Immo Nantes réalise vos diagnostics de performance énergétique dans l’agglomération nantaise et vous explique les différents éléments figurant dans votre rapport, notamment les caractéristiques susceptibles d’influencer le confort du logement pendant les périodes de fortes chaleurs.
Avec des étés comme celui de 2026, mieux connaître le comportement de son logement en hiver comme en été devient un véritable enjeu avant une vente immobilière.
Tarif DPE
